Fiche technique:
Taille:   1 m
Habitat:  
Il apprécie particulièrement les cheminées mal entretenues.

Lieu d’apparition:

  On ne l'observe généralement qu'en hiver. On peu le voir parfois se promener ou s'amuser en groupe, sur les toits parisiens.
Caractère:  
Il est particulièrement affectif, mais un peu espiègle. Il lui arrive de lancer des boules de suie vers les passants en contre bas . Alors, prenez garde !
Il déteste:  

La propreté


Le Bonhomme de Suie est né à partir de cendre accumulé dans les cheminées mal entretenues.
Auparavant, les parisiens se chauffaient au charbon ou au bois.
Chaque appartement avait leur cheminée, voir plusieurs, et on pouvait voir de longues traînées de fumée s'échapper du toit des appartements.
Comme vous le savez déjà sans doute, une cheminée mal entretenue peut être très dangereux.
Le monoxyde de carbone, un gaz très toxique peut s'accumuler dans la maison, ou encore, cela pouvait causer des incendies.
C'est pourquoi, les ramoneurs, chargés de nettoyer les cheminées ne manquaient pas de travail !
Mais lorsque l'entretien n'était pas fait, la suie qui s'était accumulé, se sentant à l'étroit, s'échappait par le toit, en prenant la forme de ce yôkaï, et aidait les ramoneurs afin de libérer leur camarade.

Mais que deviennent-il au printemps, lorsque les cheminées entraient à leur tour en hibernation ?
Etaient-ils emportés par le vent vers des pays lointains, ou retombaient-ils en cendre sur les pavés pour être emportés dans les égouts ?

Nul ne le sait...

 

Fiche géographique : Les appartements parisiens

C'est à partir du milieu du 18ème siècle , sous le second empire, que Paris subit une grande transformation sur le plan de l'urbanisme.

C'est sous les ordres de Napoléon III que le baron Haussmann, préfet de la Seine, comme on appelait à l'époque, entrepris de grands travaux pour moderniser, assainir, aérer et désengorger la ville.
Les ruelles sombres et sinueuses furent démolies, remplacées par de grandes avenues, s'étirant dans toutes les directions. De grands monuments tel que l'arc de triomphe, furent érigés sur de grandes places d'où rayonnent les avenues en forme d'étoile.

Sur le plan sanitaire, l'eau courante, les égouts furent installés, de même que le nombre des lampes dans les rues furent augmentés.
C'est aussi à cette époque que l'on construisit les immeuble parisien, dit «  Haussmannien », si caractéristique de la ville.
Ils sont ,en général, haut de six à sept étages, ornés d'un balcon au deuxième et cinquième étage.
Un concierge habite dans sa loge, au rez de chaussée, de même que les boutiques ou autres commerces occupent cet étage.
Puis, plus on monte, plus les appartements sont prisés et luxueux. Car on s'éloignait des nuisances sonores de la rue. Mais arrivé vers le cinquième, à une époque où l’ascenseur n'était pas encore répandu, les appartements devenaient plus petits, et le dernier étage était souvent réservé au domestique de maison, aux étudiants et autres personnes peu fortunées.
Ainsi habitaient sous un même toit, les différentes classes de la société.


Un appartement Haussmannien typique


(Gustave Caillebotte
Vue de toits (Effet de neige),
dit Toits sous la neige 1878


"Cinq étages du monde parisien". Composition de Bertall .
L'lllustration du 11 janvier 1845

Les petits ramoneurs

Les ramoneurs sont nés il y a plus de quatre cents ans. Ils protègent les foyers contre le feu, assainis les maisons, ce qui leur valaient une réputation de porte-bonheur.Mais leur vie n'était pas des plus facile !C'était souvent des savoyards, qui ,en hiver, ne trouvaient pas de travail chez eux, et envoyaient leurs enfants en ville.Les parents, qui ne pouvaient les nourrir, les confiaient à un patron, souvent d'anciens ramoneurs. Le ramoneur, à cette époque, s’introduisait lui-même dans la cheminée, et c'est pourquoi les enfants faisaient parfaitement l'affaire !
Chaque maîtres ramoneurs avaient leur territoire, et si l'un d'eux empiétait sur celui d'un autre, on assistait à de violentes scènes de bagarre !A la fin de la journée, les petits ramoneurs ramenaient leur gain à leur patron, mais, malgré le risque qu'ils aient encouru, ils n'étaient que très faiblement rémunérés .
Ce n’est qu’au début du 20ème siècle que les petits ramoneurs ont disparu avec la loi interdisant le travail des enfants.









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