Fiche technique:
Taille:   peut atteindre 70m, voir plus
Caractère:   elle est calme et inoffensive, mais de part sa taille et son aspect, les marins les redoutent, et ils perdent parfois le contrôle de leur bateau , et coule.
Particularités:   Elles peuvent surgir de l'eau à tout moment, seule ou à plusieurs.
Lieu d’apparition:   apparaît en haute mer, de préférence lors des nuits orageuses, lorsque le vent souffle très fort.
Son point faible:   Elle déteste la lumière du jour, et on ne les voit jamais par beau temps.

La "Colonne de Mer" est un yôkaï que les anciens qualifieraient de "monstres marins ". Or on sait de nos jours que ce sont des « revenants », c'est à dire des hommes qui ont perdus leur vie, mais qui restent toujours dans le monde des mortels, transformés sous la forme d'un yôkaï.
En effet, les "Colonnes de Mer " (au pluriel, car elles sont plusieurs), étaient d'anciens pêcheurs ou marins. Ces hommes qui meurent en mer, ne peuvent trépasser, en général, soit par attachement à notre monde, soit par esprit de vengeance.
Lorsque la houle se forme, elles s'érigent telle une colonne, en plein milieu de la mer, et peuvent parfois engloutir un navire malencontreux. Mais certaines sont calmes, et ne font que regarder les bateaux passer....Cela doit sûrement dépendre de la personnalité du défunt et des circonstances de sa mort.
Quoi qu'il en soit, si vous en croisez un jour, mieux vaut se tenir à l'écart, et les contempler de loin, car en effet, ces "Colonnes de Mer" sont impressionnantes à voir !


Les monstres marins

Pendant longtemps, la mer et les profondeurs marins étaient une zone encore peu explorée par les hommes.
C'est pourquoi, les rencontres avec les animaux encore méconnus étaient souvent racontées avec exagération, et agrémentées de fantaisie pour rendre le récit plus palpitant et mystérieux.
Sur les cartes marines de la Renaissance, les cartographes font apparaître des monstres marins pour orner les espaces vides, mais aussi parce que l’on croyait encore en leur existence. Certains de ces "monstres", sont en fait des animaux marins non encore identifiés à l'époque, tels que les baleines et autres cétacés, que l'ont commence à décrire dans les récits scandinaves et islandais.
Mais certains animaux relèvent de la mythologie, tels que les sirènes, ces femmes-poissons décrites dans la mythologie grecque, ou ces moine-marins ou poisson-évêques, sorti tout droit de l'imaginaire chrétien.


Les monstres isus d'animaux marins réels, mais interprétés librement par les anciens:

 

La baleine:
Les marins islandais craignent ce qu'ils appellent les "baleines du diable".Certains d'entre eux pensent que les baleines sont friandes de chair humaine
 

 

la baleine porcine (ou sanglier marin):
Il s'agit d'une libre interprétation d'un morse.


la raie:
Les raies sont transformées par des taxidermistes en dragons et autres êtres imaginaires revendues à de riches amateurs.
 
La licorne de mer:
La licorne des mers (ou narval) est en fait un cétacé (la famille des baleines) vivant dans l'océan antartique.

La poulpe géante et le calamar géant:
Les légendes de la mer font mention d’énormes tentacules de pieuvre ou de calmar sortis tout droit des profondeurs pour saisir les navires.
Il est designé sous le terme "Kraken' dans les légendes scandinaves médiévales.
   

 

Les monstres imaginaires, relevant de la cryptozoologie:


Le serpent de mer ou le Léviathan:
Le léviathan , invoqué dans la Bible, est souvent représenté sous la forme d'un gigantesque serpent de mer.
On le considère comme pouvant créer des cataclysmes et anéantir le monde.
   
les sirènes:
Dès l’Antiquité, les sirènes attiraient les marins par leur chant envoûtant pour dévier les navires de leur course.
Au Moyen Âge, la sirène mi-femme mi-poisson devient l’image du péché, de la luxure et du désir charnel. 

 le Lion-marin:
 
Homme-marin:
Homme-marin pris dans des filets 
Iconographie russe

 le poisson moine
Créature fabuleuse mi-homme mi-poisson, ,ses nageoires mimerait la robe que portent les évêques durant l'office.
   
le poisson-évêque

créature fabuleuse mi-homme mi-poisson, ,ses nageoires mimerait la robe que portent les évêques durant l'office.






Fiche géographique : 
Le phare de Cordouan


Le phare de Cordouan , appelé parfois le "Versailles de la mer ", le "phare des rois " ou encore le "roi des phares ", est le plus ancien phare de France encore en activité.

L'histoire de Cordouan remonte au IXème siècle lorsque Charlemagne demande à son fils Louis le Débonnaire de construire une première tour.
En 1362, le Prince Noir ordonna la construction d'une tour au sommet de laquelle un ermite allumait des feux pour favoriser le commerce avec l'Angleterre mais deux siècles plus tard, la tour était en ruine.
L'ingénieur Louis de Foix, nommé par Henri III, amorça la construction d'un nouvel ouvrage. 
  La construction du phare fut achevée en 1611, mais en 1645, une violente tempête détruisit la pyramide et le dôme . Ce dernier fut rétabli en 1664. 
En 1659, Colbert décide de restaurer la tour. Les travaux durent de 1661 à 1664 et conduiront à la physionomie actuelle de la tour inférieure.

Aujourd'hui, le phare a doublé de hauteur, pour atteindre 68m, et elle comporte six étages :
Au rez-de-chaussée, d'où part un escalier de 311 marches.
Au premier étage se trouve l'appartement dit "appartement du Roi " , bien qu'aucun roi ne soit jamais venu y séjourner.
C'est une pièce voûtée, équipée d'une vraie cheminée, décorée de pilastres aux monogrammes de Louis XIV et de la reine Marie-Thérèse.
Au second étage, la chapelle. Elle est surmontée d'une voûte percée de huit baies richement ornées.
Le troisième étage s'ouvre sur une grande salle lumineuse, dite "salle des Girondins ".
Les quatrième et cinquième étages servent de paliers.
Entre le cinquième et le sixième se trouve la chambre de quart, qui était autrefois garnie de deux lits avec alcôves pour l'usage des gardiens.
De nos jours, Les gardiens résident dans les locaux circulaires présents dans la cuirasse du phare.
  Au sixième, enfin, se trouve la lanterne, électrifiée en 1948.

 
Le phare de Cordouan au 17ème siècle


Le phare de nos jours

 



Les phares de France


Depuis longtemps, les phares ont fait parti du paysage du littoral français.
Ils étaient entretenus par des gardiens de phare qui devaient allumer, éteindre et surveiller le feu en permanence.
Pour cela, il passait plusieurs jours en mer.
En France, les gardiens appellent les phares de haute mer les "enfers".
Les "purgatoires" sont les phares installés sur une île.
Les "paradis" désignent les phares situés sur le continent.
En général, les gardiens débutaient leur carrière sur un "enfer", pour la finir dans un "paradis". 
Mais depuis plusieurs années, avec l’automatisation des feux, les phares ont perdu leurs gardiens, ou sont tout simplement abandonnés.
Les phares sont alors devenus des lieux de visite, de recherche scientifique et certains proposent même des services hôteliers !

Voyons un peu les phares les plus pittoresques de nos côtes.

 


Un phare cylindrique :
Le phare de la Teignouse (Bretagne)



une maison-phare :
Le phare de Millier (Bretagne)

Un phare en "clocher d'église" :
Le phare de Lanvaon
(Bretagne)

Un phare en "fusée "
Le phare de Bodic
(Bretagne)

Un phare en tour carré :
Le phare de Triagoz (Bretagne)

Un phare construite dans les ruines d'une ancienne abbaye :
Le phare de saint Mathieu
(Bretagne)


Un phare "jumelle ":
Le phare du Pilier (Pays de la Loire)


Le feu de saint pol
(Nord Pas-de-Calais ):
Le seul phare Art déco en France.

Phare " forteresse "de "Vauban Tatihou" (basse Normandie):
Architecture militaire avec sa superbe tour enserrée de murailles fortifiées

Le Phare du Bout du Monde de La Rochelle  (Poitou-Charentes ):
C'est un phare en bois, réplique à l’identique du célèbre Phare du bout du monde de Patagonie.

Le phare "solaire" du Cap Cerbère (Pyrénées-Orientales):
Il est alimenté par des cellules photovoltaïques
Tours génoises (Corse):
 Tours côtières disposé le long du littoral des anciens territoires de la République de Gênes au 16è-18ème siècle
.






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