Fiche technique:
Taille:   0,7m
Habitat:   Il se cache quelque part dans les coulisses des théâtres.
Conditions d’apparition:  

Il s'agrippe volontiers dans nos moments de stress ou de fatigue.

Particularités:   Il possède de grand yeux lui permettant de bien voir dans l'obscurité. Ses bras s'étendent pour pouvoir la pénétrer dans la bouche de la victime.
Caractère:   Il n'a jamais tué personne, mais il sème la panique en enlevant ou encore, en substituant les voix. On ne sait toujours pas pour quelle raison il fait cela.
.

Le Trac " est un yôkai qui vole la voix.
Il s'agrippe discrètement sur le dos, et tend son bras pour la fourrer dans la bouche de la victime, et lui voler sa voix.
Imaginez les conséquences pour les chanteurs, les acteurs ou les hommes politiques en plein discours ! Récemment d'ailleurs, les chanteuses Beyonce ou Avril Lavigne perdirent leur voix en plein concert.
Qui vous dit que ce n'est pas encore un tour de notre yôkai...
Et si cela arrivait pendant un débat télévisé lors d'une élection présidentielle ? « Le Trac » est ,malgré son apparence de matou, un yôkai dont il faut se méfier...

L'Opéra de Paris qui a servi de décor pour notre histoire, est aussi un lieu regorgé de mystères...

Les mystères de l'Opéra

 

Le lac sous terrain.
Les travaux de l'Opéra Garnier ont débuté dès 1861. Ce que Garnier n’avait pas prévu, c’est que sous cet espace, une nappe phréatique importante, provoquerait une inondation permanente.
Durant les travaux, l’eau s’infiltrait sans arrêt.
Garnier, pour assainir le terrain, mis en place huit pompes à vapeur qui travaillèrent jours et nuits durant huit mois. Puis pour contenir la pression des eaux d’infiltration, il fit construire au plus profond des sous-sols de l’Opéra un lac souterrain, dans une cuve de béton et de ciment.
Les sous-sol furent le théâtre de drames atroces.
En effet sous la Commune de Paris, l’administration révolutionnaire transforma en entrepôts les premières salles construites, et lorsque les Versaillais réussirent à pénétrer dans Paris le 21 mai 1871,les souterrains servirent de cachots et furent le théâtre de terribles exécutions de Communards.


Le Fantôme de l'Opéra
C'est ce qui inspira Gaston Leroux, pour écrire son roman « Le fantôme de l'Opéra », paru en 1910.
Dans cette enquête,  un fantôme Erik  est traqué par un détective.
Il vit secrètement dans les sous-sols de l’opéra Garnier, à Paris. Ce « Fantôme », qui est par ailleurs musicien, tombe amoureux d’une chanteuse débutante, mais comme il est défiguré et qu’il provoque la peur, il a recours à un subterfuge pour l’approcher. Il mêle le chantage à l’extorsion de fond et il signe à l’encre rouge F. de l’O, des lettres de menaces qu’il envoie aux deux directeurs.




Les urnes à remonter le temps.
Le 24 décembre 1907, une étrange cérémonie se déroule dans les sous-sols de l’opéra Garnier.
Alfred Clark qui est le président de la compagnie française du Gramophone procède à l’enfouissement des enregistrements d’un extrait de son catalogue composé de vingt-quatre disques.
Les disques sont enfermés dans des urnes hermétiquement scellées afin d’apprendre aux hommes de l’avenir quel était alors l’état des machines parlantes, et quels progrès auront amélioré cette précieuse invention au cours du XX è siècle et quelle était la voix des principaux chanteurs et quelle interprétation ils donnaient à quelques-uns des morceaux les plus célèbres du répertoire lyrique et dramatique.
Le souhait d’Alfred Clark était que ses urnes soient ouvertes cent ans après leur enfouissement, ce qui fût fait en 2007. 







Fiche géographique:  L'Opéra Garnier

 L 'Opéra Garnier fut construit sous le Second Empire à l'occasion des transformations de la capitale menées par le baron Haussmann et a été inauguré en 1875.
Il a été restauré à plusieurs reprises depuis, et a été surmonté d'une nouvelle coupole en 1964, peinte par Marc Chagall.

Imaginons maintenant ce qu'a pu être une sortie à l'Opéra au début du siècle dernier.

Sacré soirée à l'Opéra

Aujourd'hui, nous fêtons avec ma femme, notre anniversaire de mariage.
J'ai décidé de lui offrir une petite sortie à l'Opéra, en amoureux.
Hop, en diligence , et en route!
Il a neigé ce matin, et Paris est recouverte d'un manteau blanc.
Il fait si froid que les passants viennent se réchauffer autour d'un feu érigé en plein milieu de l'avenue !


Jean Béraud “ Devant l’Opéra” 1879


Et nous voici à présent dans la nef où se trouve le grand escalier.
Bâtie en marbres de différentes couleurs, et richement ornée, elle nous mène aux étages supérieurs de la salle de spectacle.
Le public ici présent sont tout aussi élégant, dans leur haut-de-forme pour ces messieurs et les crinolines pour ses dames.
Un vrai théâtre mondain ! On se croirait à une autre époque !


Jean Béraud “Opéra de Paris, le grand Escalier”


Et voici le spectacle de ballet qui commence !
Ma femme adore cela, mais à vrai dire, je m'ennuie un peu.
C'est à ce moment que je m’aperçois de la présence d'un homme mystérieux derrière la scène.
Qui est ce que cela peut bien être..
.Son agent ? Le directeur ? Le metteur en scène ? Ou bien alors un admirateur privilégié ?


à gauche:Edgar Degas "La répétition de ballet" 1874
à droite:Edgar Degas "La danseuse étoile" 1876

 

Je tue mon temps à observer les gens.
Je dirige mes jumelles vers les loges. Et que vois-je !
Une magnifique créature qui a le regard perdu je ne sais où...
Ne serait-elle pas en train de me regarder ?


à gauche:Pierre Auguste Renoir "La loge" 1874
à droite:Eva Gonzales "La loge aux Italiens" 1874


 

Le spectacle qui m'a paru interminable pris fin.
Je suis lessivé...
C'est au moment où je sors dans le couloir que le compagnon de la dame rêveuse me saisi par le col et hurla : 
" Ah crapule ! Tu crois que je ne t'ai pas vu en train de lorgner ma femme ! "
Non, mais qu'est ce qu'il lui prend à celui là !
S'il la cherche, il la trouvera !
Les dames s'empressèrent de le retenir. Heureusement pour lui, car il aurait terminé sa soirée à l'hosto !


Jean Béraud"Dispute dans les couloirs de l’Opéra" 1889

Sur le chemin du retour, je me fis bien sermonné par ma femme.
Je lui expliqua qu'au-delà des jumelles, c'est seulement elle que je voyais.
Malgré mon explication quelque peu bidon, je l'avoue, nous réconciliâmes...
Ce soir là, j'étais l'homme le plus heureux au monde, d'avoir une femme aussi géniale !

Edward Léon Cortes "Paris sous la neige, Place de l’Opéra"

*Cette histoire est une fiction, inspirée des tableaux de l'époque et librement interprétée...

 


Et voici ce qui se cache derrière les dessins de Chagall!

Ce n'est qu'en 1964 que le fameux plafond de Chagall a été posé dans la grande salle de spectacle.
Mais le plafond original, dessiné par Jules Eugène Lenepveu et intitulé  « Les muses et les Heures du jour et de la nuit », existe toujours sous ce premier !
Vous pourrez cependant voir une maquette de celui-ci au musée d'Orsay.





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