Fiche technique:
Taille:   2 cm
Habitat:   Il sévit dans la jungle africaine.
Lieu d’apparition:  

En temps naturel, on le retrouve rarement en dehors de la forêt. Les contacts avec l'homme se font souvent de façon fortuite.

Particularités:   En temps normal, il suce le sang des animaux, et rien ne se passe.
Mais c'est uniquement lorsqu'il renifle une odeur bien particulière, qu'il secrète dans sa salive, un agent dit « bellicogène ».
L'origine de cette odeur n'a pas encore été élucidée par les scientifiques, mais serait la sueur d'un animal..
Caractère:   Ne se différencie pas particulièrement d'une vulgaire mouche( ou plutôt un taon) , jusqu'à sa métamorphose.
.

La Mouche GriGri semblerait plutôt être un yôkai africain.
Or avec le développement des moyens de communication et la facilité des déplacements d'un pays à un autre, il n'est plus étonnant de voir les yôkais se déplacer à leur tour !
De nos jours, on trouve autour des aéroports, des cas de maladies tropicales comme le paludisme, et les ports ont toujours été la porte d'entrée des maladies « venues d'ailleurs » et des agents le véhiculant.
Pourrait-on considérer ces accès colériques provoqués par ce yôkai comme une maladie ? En tout cas, cela rappelle étrangement la maladie du sommeil( autrement appelée la trypanosomiase) ou le paludisme.

 

Les yôkais qui provoquent des maladies

 

Le Basilic
est un serpent géant, également appelé Roi des Serpents.
Cette créature, généralement élevée par des mages noirs, est considérée comme l'une des plus dangereuses du monde.
Son regard est capable de tuer n'importe quel être qui le regarde dans les yeux. La syphilis, maladie sexuellement transmissible et dévastatrice, était au XVe siècle attribuée au venin du basilic (en allemand, syphilis : Basilikengift, poison du basilic) .


Naturalis Historia de Pline l'Ancien (version allemande) 1584

Le monstre de la peste
La peste existe depuis l'antiquité a fait des ravages lors d'épidémie, et fût appelée la « Peste noire » au Moyen âge.
Plusieurs causes ont été attribuées. Pour certains,  les juifs et les lépreux, les protestants, les bohémiens étaient les auteurs de la dissémination de "la contagion" car ils imprègnent les portes des maisons, des églises et autres monuments publics, du pus des "bosses, carboncles, charbons, anthrax, bubons" noms donnés aux ganglions infectés.
Mais pour d'autres,  les diables et autres monstres les principaux coupables.


Augustin MARIUS : Theologus herbipolensis Marianus Bubo. Naples, 1541


La bête du choléra (Japon)
Vers la fin de l'époque d'Edo, au milieu du 19ème siècle, alors que les échanges avec l'étranger s'accrurent à travers le port de Nagasaki, le choléra arriva au Japon et se répandit jusqu'à Edo (l'actuel Tokyo).
Ne connaissant pas l'origine exacte de la maladie, les japonais imaginèrent plusieurs causes, dont ce yôkai, le « kororijû ».


Le monstre du choléra d'après le « journal intime de Fujiokaya »


Le Tsutsugamushi (Japon)
Ce yôkai provoque une maladie appelée la « fièvre fluviale du Japon »(ou typhus des broussailles) , provoquant une fièvre élevée et une éruption , allant dans les cas graves jusqu'à provoquer des hémorragies et thromboses des organes.
Nous savons de nos jours qu'il s'agit d'unemaladie bactérienne transmise par des acariens des rats, mais les anciens s'imaginaient avoir affaire à cette bête monstrueuse !


Tiré de Ehon hyaku monogatari  « Livre d'images d'une centaine d'histoires »





Fiche géographique :  Marseille

Marseille , la Porte de l’Orient

Marseille est la plus vieille ville de France.    
Etant un carrefour incontournable entre l’Afrique et l’Europe, elle a été et est toujours soumise aux influences de tous les peuples qu’elle a ou côtoie encore.
Les colons Grecs venus de la ville de Phocée fondérent la ville de Massalia( actuelle Marseille, d'où son appellation de « cité phocéenne » , et ont commencé les échanges entre la Gaule et la méditerranée.
Depuis, Marseille n’a cessé d’être le lien entre les peuples Méditerranéens et ceux d’Europe.
Au IIème siècle avant J.C, Marseille est assiégée par Rome.
Il faudra attendre l’an mille pour que la cité se relève et retrouve son indépendance. Grâce aux croisades, Marseille redevient un port florissant. 
Au XIX ème siècle, grâce à l’apparition de la navigation à vapeur, de la colonisation et du percement du canal de Suez, la cité prospère.
De part son histoire, Marseille a assimilé les influences des peuples qui l’entourent.
C’est ce mélange qui fait la particularité de cette ville atypique.
Des Grecs aux Italiens, aux rapatriés d’Algérie en passant par les Arméniens, les Comoriens et les Asiatiques, Marseille est une terre d’accueil 


Le bon vieux Marseille

Vous avez tous dû entendre parler de l'écrivain et cinéaste, Marcel Pagnol.
Parmi les plus de ces œuvres, existe ce que l'on appelle communément la « trilogie marseillaise », ensemble donnée à un ensemble de trois pièces de théâtre (et de son adaptation cinématographique), Marius, Fanny et César.
Cette histoire trace les péripéties d'un couple, Marius ,qui est pris par la folie du voyage dans les pays lointains, et de sa fiancée , Fanny.
On y retrouve l'ambiance pittoresque de Marseille, avec son port , ses habitants discutant autour d'une partie de pétanque,avec un accent bien marqué, et un verre de pastis à la main...

On entendrait presque les sifflets des bateaux __Rien ne vaut un bon pastis bien frais !

 

La pétanque est incontestablement le sport, favori, je ne sais pas, mais en tout cas typique de la région. Le jeu consiste à lancer sa boule le plus près du cochonnet, une petite boule en bois, qui sert de point de mire.
Et voici le bazar quand les marseillais s'y mettent vraiment... (dessin de Dubout)

Une autre spécialité de la ville, c'est bien sûr la « Bonne Mère » !
La Basilique Notre-Dame de la Garde, est surmontée d'une statue monumentale de la Vierge et de son enfant, qui est pour les marseillais, la gardienne de la ville.



Le pont transbordeur de Marseille (1905-1945)
Ce système de pont  consiste à faire passer d'une rive à l'autre une nacelle suspendue à l'armature métallique du pont ,afin de ne pas perturber le trafic maritime et elle enjambait l'entrée du Vieux-Port de Marseille.

 

Les expositions coloniales

Avec ses colonies, les expositions coloniales furent organisées au xixe siècle et dans la première moitié du xxe siècle dans les pays européens.
Elles avaient pour but de montrer aux habitants de la Métropole les différentes facettes des colonies.
L’Empire français avec ses colonies sur tous les continents, en Amérique,en Afrique en Indochine, aux Antilles, et en Océanie,  organise sa première exposition en 1906 à Marseille, grand port du commerce colonial.
L’exposition de 1906 fut suivie de deux autres expositions coloniales : à nouveau à Marseille en 1922, et enfin l’exposition coloniale internationale de Paris en 1931.
La France n'était évidemment pas la seule puissance colonisatrice.
D'autres pays européens étaient également d'importants colonisateurs et les Expositions Internationales étaient d'excellentes occasions d'afficher le rayonnement des Nations.
Néanmoins, tout le monde n'est pas forcément d'accord avec cet affichage, car ils considèrent que la "Mission civilisatrice" des européens n'est autre qu'un prétexte pour l'exploitation des peuples des colonies, et leurs matières premières.


Une affiche de l'Exposition Coloniale de 1906


Un pavillon d'une des colonies





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